L’apnée du sommeil est-elle un facteur de risque face au Covid-19 ? De nombreux patients s’inquiètent sur leur potentielle vulnérabilité face au coronavirus et s’interrogent sur la nécessité de poursuivre leur traitement en cas d’infection.

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

En France, on estime qu’environ 1,5 millions de personnes souffrent du syndrome d’apnée du sommeil ou SAS. Il s’agit d’un trouble respiratoire qui se caractérise par une pause dans la respiration qui dure généralement entre 10 et 30 secondes, pendant le sommeil.

Ce syndrome entraine des ronflements, une somnolence diurne, une fatigue chronique voire même des troubles cardiovasculaires. Si le SAS peut survenir à n’importe quel moment, la prévalence augmente avec l’âge. En effet, selon l’Inserm, au moins 30% des personnes âgées d’au moins 65 ans sont concernées.

 

Si le SAS peut survenir à n’importe quel moment, la prévalence augmente avec l’âge. En effet, selon l’Inserm, au moins 30% des personnes âgées d’au moins 65 ans sont concernées.

 

L’apnée du sommeil : un facteur aggravant du Covid-19 ?

La pandémie de Covid-19 suscite l’inquiétude de certains patients souffrant du SAS. Dans un communiqué, la Société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS), le groupe sommeil de la Société de pneumologie de langue française (SPLF) et la Fédération française de pneumologie (FFP) assurent « Il n’y a pas d’argument pour une augmentation du risque lié directement à l’apnée du sommeil. […] En revanche, le SAS est souvent associé à des conditions identifiées comme facteurs de risque ou de gravité de l’infection à Covid-19 (obésité, diabète, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires). ».

 

« Le SAS est souvent associé à des conditions identifiées comme facteurs de risque ou de gravité de l’infection à Covid-19 (obésité, diabète, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires). »

 

Maintenir le traitement

Le traitement de référence pour les patients souffrant de SAS est le traitement par pression positive continue ou PPC. Cette machine dotée d’un système de ventilation nasale permet aux voies aériennes de rester dégagées pendant le sommeil. Quant au maintient de ce traitement ou non au cas d’infection par le coronavirus, on peut lire dans le communique qu’« il n’y a aucune donnée sur les conséquences cliniques du traitement par PPC chez les patients avec SAS infectés par le Covid-19. En revanche, la fuite intentionnelle au masque et les forts débits d’air délivrés par la machine pourraient contribuer à diffuser le virus dans l’environnement du patient, et exposer son entourage proche ».

 

Le traitement de référence pour les patients souffrant de SAS est le traitement par pression positive continue ou PPC.

 

En France, plus d’1,5 millions de personnes sont atteintes du syndrome d’apnée du sommeil, un facteur aggravant du Covid-19 selon la Société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS), le groupe sommeil de la Société de pneumologie de langue française (SPLF) et la Fédération française de pneumologie (FFP).

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